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Unités
de soins aigus Alzheimer

Vieillissement
physiologique : définitions cognitives
Unités
de soins aigus Alzheimer
L'hospitalisation
des patients atteints de la maladie d'Alzheimer entraîne un certain
nombre de problèmes spécifiques :
-
la prise en charge des troubles du comportement (fugues, déambulation,
agressivité) par une équipe soignante bien formée. Il est, en effet,
important de ne pas utiliser les contentions, source de grabatisation,
et de pouvoir accepter ces patients et les tolérer ;
-
la prise en charge et l'éducation de la famille (bien souvent en
période de crise lors d'une telle hospitalisation) ;
-
le traitement des affections associées (maladie néoplasiques, infections,
anémie,…) tout en prenant en compte les spécificités liées à la
maladie d'Alzheimer ;
-
l'évaluation et la prise en charge des complications non cognitives
de la maladie : troubles du comportement, troubles nutritionnels,
troubles de la marche, risque de chutes, de fractures, fausses routes…
;
-
la définition du traitement et son suivi ;
-
la capacité à accueillir en urgence les patients et à répondre 24h/24
aux familles et à leur médecin traitant.
Les
services de Gériatrie apparaissent souvent les mieux adaptés pour,
à la fois, évaluer, traiter et suivre sur le plan médical des patients
âgés atteints de la maladie d'Alzheimer. L'efficacité de telles
unités a été récemment mise en évidence lors d'une étude réalisée
sous l'égide de l'Union Européenne. Il apparaît souhaitable de créer
dans les services hospitaliers des unités de soins aigus Alzheimer,
étape indispensable et majeure dans la prise en charge des patients.
Cela permettra de mieux combattre la maladie en affinant le diagnostic
et en parvenant à mieux cerner son évolution.
Vieillissement
physiologique : définitions cognitives
Les
performances cognitives dans la population âgée varient considérablement
d'un sujet à l'autre. Certains sujets âgés (supernormaux), indemnes
de toute affection susceptible d'altérer leurs fonctions cognitives,
ont des performances mnésiques qui peuvent dépasser celles de sujets
jeunes. Inversement, les sujets âgés qui ont des affections concomitantes
(affections cardiovasculaires ou hypertension artérielle) peuvent
présenter un déclin plus important des fonctions cognitives.
Quelques
caractéristiques propres au vieillissement cognitif normal se dégagent
des études menées ces dernières années. Globalement, il semble que
les processus cognitifs soient un peu plus lents et moins performants,
surtout lorsque la charge cognitive est importante ou requiert la
gestion de données multiples. Un déficit de l'attention sélective
a été mis en évidence chez le sujet âgé portant sur l'attention
dirigée (capacité à sélectionner une source d'information et à en
ignorer d'autres) et l'attention partagée (capacité à traiter simultanément
plusieurs sources d'information) tandis que l'attention soutenue
est intacte. En ce qui concerne le langage, les épreuves de dénomination
et la fluence verbale peuvent s'altérer, tandis que la capacité
à utiliser correctement la structure grammaticale et la syntaxe,
et les facultés de compréhension sont bien conservées.
Par
ailleurs, les sujets âgés présentent une baisse des performances
dans les tests évaluant les fonctions exécutives, mais sont capables
de résoudre des problèmes de la vie quotidienne sans difficultés.
Les tâches visuoconstructives complexes (production de figures en
deux ou trois dimensions) sont également altérées au cours du vieillissement.
En ce qui concerne la mémoire, les processus d'encodage en mémoire
sont perturbés chez le sujet âgé, du fait de la baisse d'efficacité
des mécanismes perceptifs. Les processus de stockage ne semblent
pas perturbés, en revanche les processus de récupération de l'information
sont plus lents que chez l'adulte jeune.Les techniques de facilitation
comme l'indiçage au moment de l'encodage et du rappel améliorent
les performances des sujets âgés. Par ailleurs, les études montrent
une baisse de l'efficacité de la mémoire à court terme et de la
mémoire épisodique, alors que la mémoire sémantique n'est pas affectée.
En ce qui concerne la mémoire implicite, les performances des sujets
âgés diffèrent peu de celles des sujets jeunes.
Plusieurs
concepts ont été développés pour faire le diagnostic différentiel
entre vieillissement physiologique et démence à un stade très précoce
et pour caractériser les sous-groupes à risque de développer une
démence au sein de la population âgée normale. Actuellement, à défaut
de cadres parfaitement définis, on reconnaît deux cadres d'attente
: le déclin cognitif associé à l'âge (Age-Related Cognitive Decline)
caractérisant le déclin du fonctionnement cognitif objectif lié
au vieillissement physiologique. Les sujets se plaignent de difficultés
à se souvenir des noms propres et des rendez-vous ou peuvent avoir
des difficultés à résoudre des problèmes complexes. Le trouble ne
peut pas être attribué à un trouble mental ou neurologique. Ces
troubles sont différenciés du trouble cognitif léger (Mild Cognitive
Disorder) et du trouble neurocognitif léger (Mild Neurocognitive
Disorder) qui impliquent la présence d'une pertubation cérébrale
ou d'une autre affection susceptible d'avoir un retentissement cérébral.
Ces deux derniers troubles ne sont pas spécifiques du sujet âgé.
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