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Acétylcholinestérase (inhibiteurs de l')- Agitation - Aide à domicile - Aides financières (Maladie d'Alzheimer et )- AINS - Aménagement du domicile (dans la maladie d'Alzheimer) - Anomie - Antidépresseurs - Anxiolytiques - Apathie - Aphasie (Maladie d'Alzheimer et) - Aphasie progressive primaire (APP) - Apolipoprotéine E - Association de patients (Maladie d'Alzheimer) - Atrophie cérébrale (dans la maladie d'Alzheimer) - Atrophies corticales focales progressives - Atteinte de la mémoire.

Acétylcholinestérase (inhibiteurs de l')

Ces médicaments sont les seuls à avoir actuellement démontré une activité dans le traitement de la Maladie d'Alzheimer. Actuellement en France, seulement quatre inhibiteurs de l'acétylcholinestérase du système nerveux central sont sur le marché, la tacrine, le donepezil, la rivastigmine et la galantamine. Ces médicaments permettent aux patients de partir plus dignement. A ce jour, il n'existe aucun traitement curatif de la maladie d'Alzheimer.

Agitation

Les comportements d'agitation sont fréquents dans la maladie d'Alzheimer. Leur fréquence augmente avec la sévérité de la maladie et est particulièrement élevée lors des stades d'évolution avancée. L'agitation peut révéler une pathologie associée (un globe vésical…). Dans les autres cas, ces comportements résultent en particulier de l'accentuation des difficultés du sujet, le rendant incapable d'appréhender globalement les différentes composantes d'une situation et l'entraînant à réagir d'une manière désadaptée.

Aide à domicile

L'aide à domicile a pour finalité le maintien à domicile le plus longtemps possible des patients atteints de la maladie d'Alzheimer. Elle concerne de nombreux aspects de la vie quotidienne. Le logement doit être aménagé en renforçant la sécurité (gaz, produits ménagers, endroits dangereux, etc.). Le conjoint doit parfois s'aménager une chambre individuelle. Les soins d'hygiène peuvent être assurés par une infirmière ou une aide soignante (remboursement à 100 % après demande d'entente préalable). L'intervention d'une aide ménagère (courses, ménage, repas, accompagnement hors du domicile sauf week-end et jours fériés) peut être requis, le coût horaire de ces services (centre d'action sociale) est indexé sur les ressources. La livraison des repas à domicile fait parfois l'objet d'une aide financière des mairies. Enfin, l'intervention des auxiliaires de vie peut permettre une présence soutenue au domicile mais le coût est entièrement à la charge des patients. Les associations de famille jouent un rôle précieux de conseil.

Aides financières (Maladie d'Alzheimer et)

Comme toute maladie génératrice de handicaps, la maladie d'Alzheimer peut ouvrir droit à certaines aides financières. Le financement de la prise en charge étant en France sous la double dépendance du secteur sanitaire et du secteur social, les personnes âgées étant atteintes de maladie d'Alzheimer sont en droit de faire des demandes vis-à-vis de ces deux secteurs.

La prestation spécifique dépendance (PSD) est une prestation sociale qui a pour but de faire face à un certain nombre d'actes sociaux qui ne peuvent plus être exécutés par la personne : ménage, ravitaillement, cuisine, lavage du linge, etc.

Les conditions d'accès à la PSD, versée par le Conseil Général dépendent du groupe AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupe Iso-Ressources) auquel correspond l'état de la personne. À domicile ou en institution, c'est une équipe médico-sociale du Conseil Général qui vient faire cette évaluation sur les dix paramètres pertinents du système AGGIR et qui déterminent si la personne a accès ou non à cette aide financière.

Pour y avoir accès, il faut être des groupes (les plus lourds) GIR 1, 2 ou 3, et avoir des revenus ne dépassant pas un plafond d'environ 6 000F/mois pour une personne seule. L'équipe médico-sociale doit également élaborer un plan d'aide destiné à pallier au mieux les déficits de la personne. L'évaluation doit être régulièrement réactualisée en fonction de l'évolution de la pathologie.

Rappelons que les deux variables : cohérence et orientation du système AGGIR pèsent extrêmement lourd dans la codification et qu'un patient atteint de la maladie d'Alzheimer fait très rapidement partie des groupes iso-ressources ouvrant droit à la PSD (pour autant qu'il n'ait pas de revenus supérieurs au plafond).

Sur le plan sanitaire, les personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer sont considérées comme des personnes malades à part entière ; elles ont donc accès à toute prestation sanitaire : médicale, paramédicale et au service de soins infirmiers à domicile s'ils existent, en particulier, pour tous les actes essentiels à la vie quotidienne : toilette, habillage, hygiène, etc. Enfin, elles peuvent être prises en charge dans le cadre des hôpitaux de jour avec une participation à négocier avec la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM).

AINS

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pourraient jouer un rôle protecteur dans la maladie d'Alzheimer. Leur utilisation prolongée au cours de la vie semble diminuer le risque de maladie d'Alzheimer.

Aménagement du domicile (dans la maladie d'Alzheimer)

L'aménagement du domicile d'un patient atteint de maladie d'Alzheimer devrait répondre à des normes de sécurité, de salubrité et d'adaptabilité.
Sécurité pour le patient:
- prévenir les causes de chute : limiter les obstacles (meubles inutiles), les risques de glissade (tapis, descente de lit), installer des barres d'appui notamment dans les sanitaires, prévoir un éclairage suffisant, éviter l'utilisation d'escaliers, condamner les ouvertures dangereuses (fenêtres) ;
- prévenir les accidents électroménagers (suppression du gaz, limitation de la température d'eau chaude) ;
- accessibilité adaptée avec " entrée " facilitée pour l'entourage ou d'éventuels secours et " sortie " contrôlée (serrure à code) pour limiter les fugues.
Sécurité pour l'entourage:
- prévenir les risques d'explosion (suppression du gaz), de feu (contrôle de l'emploi des allumettes ou cigarettes).
Salubrité:
- prévoir un entretien facilité des locaux (sanitaires et cuisine) mais aussi préférer des revêtements synthétiques à des moquettes.
Adaptabilité:
- l'aménagement ne devra pas être en retard sur l'évolution de la maladie (prévoir la suppression du gaz tant que le patient peut encore apprendre l'utilisation de plaques chauffantes) ;
- l'aménagement devra être évolutif (aménager une pièce en pensant à la possible nécessité ultérieure d'un lit médicalisé).

Anomie

En neurologie, le terme anomie est utilisé pour qualifier la difficulté à trouver les mots qui apparaît dans les suites d'une lésion cérébrale. Il se traduit dans le langage spontané par l'usage excessif de mots passe-partout et de périphrases. Il permet souvent de localiser le processus lésionnel à des régions cérébrales relativement précises qui sont habituellement situées en dehors de la classique zone du langage.

Antidépresseurs

Compte tenu de la fréquence des troubles du comportement de type dépressif et apathique, il est souvent utile de prescrire des antidépresseurs dans la maladie d'Alzheimer. Mais enfin, il faut surveiller d'une manière très régulière la survenue d'effets indésirables et leur conséquence globale sur l'adaptation et l'autonomie du sujet.

Anxiolytiques

L'anxiété est fréquente dans la maladie d'Alzheimer, en particulier au stade précoce. Les anxiolytiques sont des traitements pharmacologiques efficaces chez le sujet âgé, mais ils doivent être utilisés avec précaution. D'une manière générale, quand on choisit d'utiliser un anxiolytique chez le sujet âgé dément (voir : Démences), il faut essayer de commencer avec la moitié ou le quart de la dose utilisée chez un adulte jeune, quelle que soit la classe de médicament choisi.

Apathie

L'apathie peut être définie comme une diminution des capacités de motivations, à développer une initiative, à s'impliquer d'une manière autonome dans des activités. D'une manière pratique, l'apathie peut être évaluée par l'absence ou la diminution de la spontanéité d'un sujet pour engager une conversation, par son moindre intérêt par rapport aux activités quotidiennes, aux activités et aux projets de ses proches parents ou amis, par une diminution de ses centres d'intérêt et par une diminution de l'expression de ses sentiments. Telle que définie, l'apathie est l'un des troubles du comportement les plus fréquemment rencontrés au cours de la maladie d'Alzheimer. Sa fréquence croît avec la sévérité de la démence.

Aphasie (Maladie d'Alzheimer et)

Les troubles aphasiques sont constants dans la maladie d'Alzheimer. Un manque du mot est le trouble le plus habituel. Il est d'abord le seul trouble linguistique évident et on parle souvent " d'aphasie amnésique ". Le manque du mot s'aggrave progressivement en même temps qu'apparaissent des troubles de la compréhension du langage parlé et écrit.

Aphasie progressive primaire (APP)

Ce syndrome se caractérise par l'installation insidieuse d'un trouble du langage le plus souvent non-fluent : manque du mot, hésitations ou pseudo-bégaiement, et troubles de la syntaxe. La compréhension du langage oral est relativement préservée, mais au cours de l'évolution apparaissent des troubles de la lecture et de l'écriture. Les troubles du langage évoluent progressivement vers des stéréotypies verbales et un mutisme et apparaissent des modifications comportementales. Sur le plan neuropathologique, il s'agit dans la plupart des cas de lésions non-spécifiques ou des lésions de la maladie de Pick et, rarement, de lésions de la maladie d'Alzheimer.

Apolipoprotéine E

L'apolipoprotéine E est présente dans les plaques séniles et les dégénérescences neurofibrillaires. Dans le système nerveux central, l'Apo E joue un rôle particulier : elle participe au développement et à la réparation des neurones. En aucun cas, l'Apo E ne peut être utilisée comme outil prédictif de la maladie.

Association de patients (Maladie d'Alzheimer)

Les Associations de malades : aident les malades et leurs familles ; luttent contre la maladie et les troubles apparentés.

La plus connue des associations nationales est : FRANCE ALZHEIMER - 21, bd de Montmartre 75002 Paris Tél. : 01 42 97 52 41 - Fax : 01 42 96 04 70

Les objectifs de l'association France Alzheimer sont :
- sensibiliser l'opinion et promouvoir la recherche en faisant circuler l'information sur la maladie et promotionnant un effort de recherche accru ;
- aider les malades et leur famille en informant sur la maladie, en agissant auprès des pouvoirs publics et des financeurs ;
- susciter la création de groupes d'entraide permettant de répartir les charges d'assistance.

Associations régionales

Ce travail de France Alzheimer est relayé au niveau régional par de très nombreuses associations ; elles ont toutes pour objectif d'aider et de soulager les patients et leur entourage ; elles ont des moyens et des fonctionnements variés.

Dans notre région, on compte notamment :
Provence Alzheimer 14, traverse de la Seigneurie - 13009 Marseille Tél. : 04 91 40 07 77
Aix Alzheimer 12, chemin Beauregard - 13100 Aix-en-Provence Tél. : 04 42 23 42 49

Atrophie cérébrale (dans la maladie d'Alzheimer)

Dans la maladie d'Alzheimer, l'atrophie (c'est-à-dire la diminution de volume) intéresse le cortex (ou écorce) cérébrale et la substance blanche. Elle peut être détectée au scanner-X ou à l'IRM. L'atrophie d'une aire corticale est au moins en partie liée à la perte des neurones qui s'y trouvent mais pourrait aussi être due à la diminution de volume des neurones malades.

Atrophies corticales focales progressives

Elles sont le fait d'affections dégénératives. Elles se caractérisent cliniquement par l'altération sélective d'une conduite humaine (cognitive ou comportementale), d'installation insidieuse et d'aggravation progressive, et anatomiquement par une atrophie corticale focale. Les troubles expriment un dysfonctionnement d'un seul domaine de la cognition : il peut s'agir de l'installation insidieuse et de l'aggravation progressive de troubles du langage, de la parole, de troubles visuo-perceptifs, de troubles gestuels, de troubles affectant la mémoire des savoirs ou la mémoire épisodique, ou de troubles du comportement. L'imagerie structurale par scanner cérébral et IRM peut objectiver une atrophie localisée, mais c'est l'imagerie métabolique par SPECT ou TEP qui permet de mieux caractériser la localisation du processus pathologique. Ces entités pathologiques surviennent chez le sujet âgé mais le début des troubles est habituellement plus précoce que dans la maladie d'Alzheimer et la durée d'évolution peut être plus longue. La plupart de ces affections ont en commun d'évoluer vers une démence.

Atteinte de la mémoire

L'atteinte de la mémoire est un critère obligatoire pour parler de démence. C'est généralement le premier symptôme de la maladie d'Alzheimer. Il est parfois difficile de différencier les premiers déficits de la maladie d'Alzheimer, du déclin mnésique lié à l'âge. Seule une évaluation neuropsychologique exhaustive de tous les secteurs cognitifs et pas seulement de la mémoire, permettra un diagnostic précoce, confirmé par les bilans ultérieurs. La mémoire de travail paraît atteinte dès le début de la maladie avec une baisse des capacités de l'administrateur central. La mémoire épisodique apparaît la plus vulnérable, surtout en rappel libre alors que la différence s'amenuise en condition de rappel indicé et surtout en reconnaissance. La mémoire visuo-spatiale est fragile mais l'est également chez le sujet âgé dépressif. Au stade d'une maladie d'Alzheimer, les performances en mémoire sémantique sont encore peu altérées. À la phase avérée de la maladie, les difficultés en mémoire de travail et en mémoire épisodique s'accentuent.

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