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Soulever
le malade
La liberté de
se déplacer permet à la personne malade de faire de l'exercice,
de rester en forme et de garder un certain degré d'indépendance.
La marche et les autres activités améliorent la circulation et favorisent
une impression de bien-être général. L'exercice prévient la rigidité
des articulations, l'atrophie des muscles et l'affaiblissement des
os.
1. Faire
bouger le malade
La personne
malade peut manquer d'initiative ou éprouver des difficultés pour
sortir de son fauteuil. Vous devez la stimuler, l'encourager et
l'assister. Elle peut également avoir besoin d'encouragement pour
mener à bien une action qu'elle a commencée. Utiliser des phrases
de ce genre peut suffire : " Ça va, ne lâche pas la barre " ou "
Tu y es presque ". Si la personne a des difficultés à bouger ou
à accomplir une action spécifique, décomposez les mouvements en
phases successives. Cela prend plus de temps et vous devrez veiller
à ne pas la bousculer. Il n'est pas surprenant qu'une personne se
montre peu coopérante quand les membres de l'entourage veulent l'aider
à se déplacer. Il est possible qu'elle ne comprenne pas ce que vous
voulez ou qu'elle n'apprécie pas d'être manipulée comme un objet.
Si vous vous approchez calmement d'elle, si vous prenez le temps
d'expliquer ce que vous allez faire, si vous restez détendu et souriant,
vous obtiendrez une meilleure coopération. Même si elle ne comprend
pas tout ce que vous lui dites, elle sera rassurée par le ton de
votre voix et par votre expression. Il vous faudra aussi joindre
le geste à la parole pour qu'elle vous imite et guider ses mouvements
avec calme. Parfois elle s'opposera totalement à l'action. Dans
ce cas, il vaut mieux la laisser et recommencer un peu plus tard,
sans la contraindre et sans être vous-même contrarié. Vous éviterez
ainsi des situations pénibles avec des réactions d'agressivité.
2. Faciliter
les déplacements
Veillez à ce
qu'il n'y ait pas de tapis non fixé, de plancher glissant, de câbles
qui traînent, de mobilier instable ou d'obstacles susceptibles de
gêner les mouvements et de provoquer des accidents. Les malades
se déplacent d'un pas mal assuré et ont parfois des problèmes de
vue. Veillez à ce que ni la personne malade ni vous-même ne portiez
des chaussures à semelle glissante. Des points d'appui sont utiles,
surtout dans la salle de bains et les toilettes. Installez par exemple
des mains courantes le long des murs des deux côtés d'un escalier
et à l'intérieur des pièces. Efforcez-vous d'adapter le mobilier,
par exemple en rehaussant le siège des toilettes, le fauteuil ou
le lit. Apprenez enfin la manière de soulever une personne et de
l'aider à se déplacer.
3. Conseils
pour soulever une personne et l'aider à se déplacer
N'essayez jamais
de soulever et déplacer quelqu'un si vous êtes seul, vous pourriez
vous blesser, la personne malade et vous-même. Sans apprentissage
et sans entraînement, il est trop risqué de soutenir une personne
qui s'appuie fortement sur vous. Un kinésithérapeute ou un ergothérapeute
vous donnera des conseils. Voici quelques indications à mettre en
pratique avec l'aide d'une personne exercée. Gardez les pieds écartés
et fermement plantés au sol lorsque vous soulevez une personne.
Pliez genoux et hanches. Maintenez un contact étroit avec le corps
de la personne et expliquez-lui ce qu'elle doit faire. Prenez toujours
votre temps et ne chargez jamais le poids de l'autre avant de vous
sentir parfaitement à l'aise. Évitez les mouvements en torsion,
dangereux pour votre dos. Ne tirez pas la personne par les bras
: c'est inefficace et mauvais pour les épaules. Prévoyez de la place
pour manœuvrer : au besoin, déplacez le mobilier et procédez par
étapes. À n'importe quel moment, si vous sentez que vous devez forcer
ou que vous ne pouvez pas supporter le poids de la personne, arrêtez-vous
et demandez de l'aide.
Aider une
personne à sortir du lit
Aidez la personne
à se déplacer vers le bord du lit, où vous vous trouvez. Guidez-la
pour qu'elle sorte les jambes du lit et se mette ensuite en position
assise, les pieds fermement posés sur le sol. Soutenez-la ensuite
comme pour la relever d'un siège.
Aider une
personne à se relever d'un fauteuil
Il est plus
difficile de se relever d'un fauteuil bas. S'il est très bas, surélevez
l'assise avec un coussin. En tout cas, les bras d'un siège aident
à se lever seul plus longtemps. Encouragez la personne à commencer
par glisser vers le bord avant du fauteuil. Elle doit avoir les
pieds fermement plaqués au sol et les jambes repliées vers l'arrière.Si
elle coopère, placez-vous à côté du fauteuil et saisissez la main
la plus proche de vous, paume contre paume. Placez votre autre main
fermement contre son tronc, sous son bras du côté opposé. Vous pourrez
ainsi la soutenir pendant qu'elle se lève. Si la personne ne coopère
pas facilement, placez-vous devant elle, placez ses bras autour
de vos épaules, pas autour du cou, et vos mains dans le creux de
son dos. Mettez vos genoux contre les siens, bloquez ses pieds avec
les vôtres. Arrêtez l'opération si vous vous sentez dépassé, et
attendez de l'aide.
Aider une
personne à se relever du sol
Si la personne
est tombée, il faudra d'abord vérifier qu'elle n'est pas blessée.
Si vous pensez qu'elle est blessée, il faudra d'abord la réconforter
et ensuite appeler de l'aide. Si elle n'est pas blessée, vous pouvez
l'aider à se relever en plaçant une chaise solide à son côté. Aidez-la
à se mettre à genoux et placez-lui une main sur la chaise comme
appui. Prenez-lui l'autre main et soutenez-la sous le bras, en plaçant
votre main libre contre son tronc. Encouragez-la à s'appuyer de
l'autre main sur la chaise pendant que vous essayez de la mettre
debout. Si la personne malade est incapable de coopérer ou si elle
est trop lourde, et si le sol est assez chaud et confortable, vous
lui offrirez une couverture et un oreiller en attendant l'aide d'une
tierce personne.
(Pour l'essentiel,
ces informations ont été collectées sur le site : http://www.alzheimer-europe.org).
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